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Le fiasco du programme des aidants naturels : Le jeu du calmar et l’immigration canadienne

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Rédigé par Renz Grospe, avocat, RCG Legal.

Pour des milliers d’aidants naturels au Canada, le 31 mars 2025 était censé être le grand jour. Après des années de travail acharné, de dévouement et de sacrifices, ils avaient enfin une chance d’obtenir la résidence permanente grâce au Programme des aidants naturels.

Mais au lieu de cela, il s’est transformé en un jeu frustrant de “ma demande sera-t-elle traitée à temps ?”. Ils avaient l’impression d’être entrés dans un épisode de Squid Game, la série populaire de Netflix et le thriller dystopique de survie sud-coréen – sauf qu’au lieu de lécher des bonbons, ils actualisaient frénétiquement un portail d’immigration défectueux.

Premier tour : le jeu de l’attente

À 10 heures, le portail a finalement été ouvert aux demandes, et les aidants naturels du Canada se sont préparés à tenter leur chance d’obtenir la résidence permanente. L’excitation était palpable. Les aides familiaux et leurs représentants rafraîchissaient leurs écrans comme des joueurs de Squid Game regardant le compte à rebours jusqu’au feu rouge, feu vert. Ils n’étaient plus qu’à un clic de soumettre leur demande en ligne.

Mais dès que le site web a été mis en ligne, tout le monde a eu l’impression d’avoir été envoyé à l’abattoir des défaillances techniques. Le système est tombé en panne ou s’est ralenti. Pendant des heures, les soignants et les représentants sont restés assis, impuissants, devant leur ordinateur, à regarder les messages d’erreur et à tourner en rond. C’était comme s’ils attendaient que la poupée “Feu rouge, feu vert” crie “Stop !”, mais qu’au lieu de cela, la poupée soit une page d’erreur interminable. C’est un peu comme si on attendait que la poupée du feu rouge et du feu vert crie “Stop !

Deuxième tour : le grand sprint numérique

Lorsque le site web a finalement repris vie, il était déjà trop tard pour beaucoup. À 15 heures, les 5 500 places avaient disparu. Et c’est ainsi que les candidats sont restés debout, déconcertés, comme un joueur dont le pont de verre s’est brisé sous leurs pieds.

Voici le clou du spectacle : 4 950 places ont été spécifiquement attribuées aux candidats qui ont complété le processus de candidature en ligne immédiatement. Ces places se sont envolées plus vite que vous ne pouvez dire “rafraîchir”. C’était comme un jeu de chaises musicales effréné, où seuls quelques chanceux ont obtenu une place.

Une histoire de faux espoirs et de règles changeantes

En 2014, le gouvernement conservateur a modifié les règles, supprimant l’obligation de vivre chez l’habitant mais ajoutant des critères plus stricts en matière de langue et d’éducation – car rien ne dit que vous avez de la valeur comme le fait de placer la barre plus haut tout en réduisant de moitié les possibilités d’emploi.

Les libéraux ont repris les projets pilotes concernant les aides familiaux en 2019 et les ont renouvelés. En 2024, le ministre de l’immigration, Marc Miller, a promis plusieurs changements importants : la résidence permanente dès le départ, des exigences linguistiques moins élevées et l’élargissement des cadres de travail.

Sur le papier, la victoire semblait acquise. En pratique ? Pas vraiment.

5 500 places ? Ce n’est pas assez de bonbons.

Bien que le Canada ait désespérément besoin d’aides familiaux, seules 5 500 places étaient disponibles pour les travailleurs de la filière canadienne. Le calcul n’est pas juste : Le Canada a besoin de bien plus d’aides familiaux que cela.

Après tout, ces personnes sont la pierre angulaire des soins prodigués aux personnes âgées, aux enfants et aux personnes ayant des besoins médicaux importants. Alors pourquoi le gouvernement limite-t-il cette ligne de vie essentielle à un tout petit groupe de candidats ?

Qu’est-ce qui doit changer ?

Le fiasco du 31 mars n’est pas seulement dû à un site Web défectueux, c’est aussi un échec politique. Si le Canada veut attirer et retenir les soignants, des réformes urgentes s’imposent :

1. Relever le plafond à 11 000

  • La demande d’aides familiaux augmente, mais seuls 5 500 candidats sont acceptés chaque année. Le relèvement de cette limite permettra à un plus grand nombre d’aides familiaux de trouver un emploi et d’obtenir un permis de séjour permanent.

2. Réparez le site web

  • Les prestataires de soins ne doivent pas être confrontés à des problèmes techniques. Un système stable et convivial est essentiel au bon déroulement du processus de candidature.

3. Manifestation d’intérêt (EOI)

  • Les aidants peuvent d’abord faire part de leur intérêt. S’ils sont sélectionnés par le biais d’une loterie ou d’un système de classement, ils disposeront d’un délai déterminé (60 jours par exemple) pour soumettre un dossier de candidature complet. Cela permet de gagner du temps et de l’argent pour ceux qui ne sont pas sélectionnés.

4. Sélection basée sur l’application

  • Seules les demandes complètes doivent être acceptées. Cela permet de s’assurer que seuls les candidats sérieux postulent, ce qui rend le traitement des dossiers plus rapide et plus efficace.

5. Abandonnez l’exigence d’une offre d’emploi

  • Les aides familiaux qui travaillent déjà au Canada ne devraient pas avoir à se démener pour obtenir de nouvelles offres d’emploi. En supprimant cette étape, vous éviterez le stress inutile et les escroqueries liées aux offres d’emploi.

6. Prolonger les permis de travail

  • Les permis de travail fondés sur l’EIMT, dans le cadre de la filière des bas salaires, devraient durer deux ou trois ans au lieu d’un seul.
  • Mieux encore, les aides familiaux devraient pouvoir bénéficier d’un permis de travail ouvert et restreint dès leur entrée sur le territoire, ou au moins après avoir acquis une expérience au Canada, afin de pouvoir changer d’employeur – en particulier en cas d’abus – sans risquer de compromettre leur statut.

7. Reconnaître l’expérience des travailleurs du secteur public

  • L’expérience professionnelle des aides-soignants dans les établissements de soins de longue durée et les maisons de retraite devrait être prise en compte pour l’éligibilité.

8. Accélérer le traitement

  • Les longs délais ne font qu’aggraver les problèmes. Un système plus rapide et plus efficace aidera les prestataires de soins à avancer sans attente inutile.

Le verdict final ?

Le Canada a besoin d’aidants naturels ! Ces travailleurs ne font pas que jouer un jeu – ils construisent l’avenir de ce pays. Il est temps que l’IRCC reconnaisse leurs contributions inestimables, corrige sa technologie et augmente le nombre de places pour répondre aux besoins réels de ce pays.

Parce que personne ne devrait avoir à jouer son avenir sur un site web défectueux. Et honnêtement ? La comparaison avec le Squid Game devient un peu trop réelle.

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