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L’ACAI demande à l’IRCC de publier un plan de réduction de l’arriéré afin de créer plus de transparence et de certitude pour les candidats à l’immigration.

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Alors que la pandémie de coronavirus entre dans sa troisième année civile, le Canada met en œuvre le plan d’immigration le plus ambitieux de son histoire.

Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC) souhaite accueillir plus de 400 000 nouveaux immigrants par an dans le cadre de son plan d’immigration 2021-2023.

Le Canada n’a réussi à atteindre un tel niveau d’immigration qu’en 1913. L’immigration a chuté dans les années qui ont suivi en raison du début de la Première Guerre mondiale.

Avant l’introduction du plan 2021-2023, le Canada visait à accueillir environ 340 000 immigrants par an, et recherchait auparavant entre 250 000 et 300 000 nouveaux arrivants par an. Selon le gouvernement fédéral, il s’agit maintenant de doubler les efforts en matière d’immigration afin de soutenir la reprise économique post-pandémique du Canada.

Toutefois, l’absence de plan de réduction de l’arriéré des demandes d’immigration compromet les efforts de redressement du Canada.

Un article de CIC News datant de novembre 2021 indique que l’arriéré s’élève à 1,8 million de demandes, contre 1,5 million rapporté par le Toronto Star en août.

Si l’on peut comprendre l’augmentation des arriérés pendant la plus grande pandémie que le monde ait connue depuis 100 ans, l’absence de plan public de la part d’IRCC sur la manière dont il relèvera ce défi majeur est moins compréhensible.

La prospérité du Canada en dépend.

Une étude de Statistique Canada montre que la population du Canada n’a augmenté que de 0,5 % en 2020/21, soit le rythme de croissance le plus lent depuis, vous l’aurez deviné, la Première Guerre mondiale (1915/16).

La faible croissance démographique contribue au ralentissement de la croissance économique en raison du manque de nouveaux arrivants en provenance de l’étranger, qui contribuent à stimuler l’économie par leur travail et leur activité de consommation. Les employeurs du Canada sont confrontés à des pénuries de main-d’œuvre, ce qui n’est pas surprenant. Avant la pandémie, les immigrants représentaient jusqu’à 100 % de la croissance de la main-d’œuvre canadienne au cours d’une année donnée.

Les retards en matière de séjour temporaire nuisent également à l’économie. Les travailleurs étrangers attendent plus longtemps le traitement de leur permis de travail. Les étudiants étrangers attendent également plus longtemps, bien qu’ils contribuent à l’économie à hauteur de 22 milliards de dollars par an et qu’ils soutiennent environ 170 000 emplois au Canada.

Au-delà de l’aspect économique, l’augmentation des retards crée également des problèmes sociaux et culturels. Les immigrants ne sont pas en mesure de faire renouveler leur carte de résident permanent en temps voulu, ce qui les empêche de voyager. Les parrains sont séparés de leurs proches. Les réfugiés doivent mettre leur vie en suspens encore plus longtemps. Les futurs citoyens ne peuvent pas voter ni bénéficier des avantages d’un passeport canadien.

Tout cela pour dire que les retards ont un coût financier et humain énorme.

Avec la mise en place d’un nouveau mandat fédéral, il incombe à IRCC de remplir son devoir envers ses clients et le public canadien en décrivant les mesures qu’il prend pour résorber les arriérés. Il s’agit notamment de répondre à des questions clés telles que : Quels effectifs et quelles ressources l’IRCC prévoit-il de consacrer à la résorption des arriérés ?

  • Quels sont les effectifs et les ressources qu’IRCC prévoit de consacrer à la résorption des arriérés ?
  • Combien de temps IRCC estime-t-il nécessaire pour résorber les arriérés liés à COVID ?
  • Comment hiérarchise-t-elle actuellement les demandes et comment le fera-t-elle à l’avenir ?
  • Comment les demandeurs seront-ils informés de l’état d’avancement de leur dossier ?

Le manque de communication d’IRCC à l’égard de ses clients est tout aussi préoccupant que les retards accumulés. N’oubliez pas qu’IRCC a pour mission de communiquer avec ses clients, qui dépensent beaucoup d’argent pour que leurs demandes soient traitées dans les meilleurs délais.

Malheureusement, de nombreux clients ne reçoivent pas de mises à jour et sont tenus dans l’ignorance, car IRCC indique sur son site web qu’il n’est plus en mesure de fournir des délais de traitement précis.

Heureusement, grâce en grande partie au leadership du gouvernement fédéral, la troisième année de la pandémie devrait marquer la fin quasi-totale du COVID-19 dans notre pays. L’IRCC doit faire preuve d’un plus grand leadership pour mettre un terme aux retards en matière d’immigration dus au COVID.

La solution est simple. IRCC devrait publier un plan de réduction de l’arriéré COVID-19 pour compléter son plan sur les niveaux d’immigration. Les deux plans vont de pair avec le redressement post-pandémique du Canada.

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