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Qu’est-ce que le CPTPP et quels sont les avantages qu’il offre en matière d’immigration ?

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Cet article a été rédigé par Jake Garson, Summer Student, Corporate Immigration Law Firm.

Le domaine de l’immigration est dynamique et il est difficile d’être constamment au courant de ses changements fréquents. Il est donc prudent d’être à l’affût des développements importants susceptibles d’affecter la manière dont le droit de l’immigration est pratiqué. Cet article illustre l’accord commercial connu sous le nom d’Accord global et progressif pour le partenariat transpacifique (“CPTPP”).

Le CPTPP est un accord de libre-échange qui a été promulgué le 30 décembre 2018 et auquel six pays ont commencé à participer (le Canada, le Mexique, la Nouvelle-Zélande, le Japon et Singapour). Depuis, quatre autres pays ont rejoint l’accord, à savoir le Brunei, la Malaisie, le Pérou et le Viêt Nam, bien que nombre d’entre eux n’aient pas encore ratifié toutes les dispositions de l’accord. Le CPTPP est issu du Partenariat transpacifique (“TPP”) qui a été signé en 2016 et qui incluait les États-Unis, mais il n’a pas pu être ratifié après que l’administration Trump a décidé de s’en retirer en 2017.

Le CPTPP conserve une grande partie des dispositions du TPP, mais il contient plusieurs modifications et ajouts, tels que la suppression des protections strictes des États-Unis en matière de droits d’auteur et de propriété intellectuelle. Les divers objectifs du programme sont de réduire les barrières commerciales non tarifaires et tarifaires (environ 95 % des droits de douane sur les marchandises sont supprimés), ainsi que d’introduire une plus grande cohérence en matière de réglementation et de développement entre les pays participants. Enfin, l’accord contient des dispositions visant à promouvoir une plus grande transparence en matière de marchés publics et à accroître le niveau de concurrence entre les entreprises qui soumissionnent pour des projets de marchés publics. Lorsqu’il sera pleinement mis en œuvre, le CPTPP devrait représenter 13,5 % du PIB mondial et 500 millions de consommateurs.

L’un des effets importants du CPTTP est son impact sur le système d’immigration canadien. À cet égard, le gouvernement canadien s’est engagé à élargir l’accès temporaire à quatre catégories d’hommes et de femmes d’affaires, à savoir les visiteurs d’affaires, les personnes transférées à l’intérieur d’une entreprise, les investisseurs et les professionnels hautement qualifiés.

Cet accès élargi résulte de la suppression de multiples restrictions et tests pour certaines catégories (notamment l’évaluation de l’impact sur le marché du travail (“LMIA”)). Le CPTPP introduit de nouvelles exemptions pour ceux qui satisfont à ses exigences. Diverses dispositions restent en place qui limitent l’utilisation de ces exemptions à des pays membres spécifiques du CPTPP. Par exemple, l’exemption de l’EIDM pour les personnes transférées à l’intérieur d’une société est limitée à l’Australie, au Brunei, au Chili, au Japon, à la Malaisie, au Mexique, à la Nouvelle-Zélande et au Pérou, et n’inclut pas Singapour et le Viêt Nam (code T51).

En outre, l’exemption de l’accord LMIA du CPTTP pour les professionnels et les techniciens (code T52) est limitée à quatre des dix autres membres, à savoir l’Australie, le Japon, le Mexique et le Pérou. La dispense d’EIMT du CPTTP pour les investisseurs est limitée à l’Australie, au Japon, au Mexique, au Pérou et au Viêt Nam. La dispense de permis de travail pour les visiteurs d’affaires est limitée à l’Australie, au Japon, au Mexique, à la Nouvelle-Zélande, au Pérou, à Singapour et au Viêt Nam. Enfin, à l’exception des visiteurs d’affaires, un permis de travail ouvert peut être délivré aux conjoints des personnes qui résident dans les catégories susmentionnées et qui sont également citoyens de l’Australie, du Japon ou du Mexique. Il convient de noter que, bien que les codes d’exemption LMIA, le permis de travail pour les conjoints et l’exemption de permis de travail pour les visiteurs d’affaires soient limités à certains pays membres, tous les ressortissants étrangers peuvent bénéficier de ces exemptions s’ils satisfont aux exigences de l’un des codes d’exemption non liés au CPTPP décrits par l’IRCC.

L’élargissement de l’accès est important car l’exemption de l’accord LMIA rationalise la procédure de transfert des employés pour les sociétés transnationales. Ce privilège était auparavant limité. Par exemple, les entreprises américaines et mexicaines, dans le cadre de l’accord CUSMA, s’y conformaient. Désormais, cette possibilité est offerte à plusieurs pays membres de l’accord. L’élargissement de l’accès facilité par l’accord fera du Canada un environnement plus attrayant pour les entreprises résidant dans les pays membres participants qui souhaitent saisir des opportunités d’expansion dans le pays. En outre, le Royaume-Uni a officiellement demandé à adhérer à l’organisation et a entamé des négociations avec la commission du CPTPP le 2 juin 2021. Si les négociations avec le Royaume-Uni aboutissent, le système canadien d’immigration liée aux affaires s’ouvrira à un marché puissant et lucratif. Bien que l’impact économique de cet accord reste à déterminer, il aura certainement une incidence sur le volume des demandes de résidence temporaire et d’immigration liée aux affaires.

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