{"id":16353,"date":"2023-08-10T12:13:59","date_gmt":"2023-08-10T16:13:59","guid":{"rendered":"https:\/\/cila.co\/le-passage-a-lage-adulte-une-question-non-resolue-dans-le-systeme-dimmigration-humanitaire-du-canada\/"},"modified":"2023-08-10T12:13:59","modified_gmt":"2023-08-10T16:13:59","slug":"le-passage-a-lage-adulte-une-question-non-resolue-dans-le-systeme-dimmigration-humanitaire-du-canada","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/cila.co\/fr\/le-passage-a-lage-adulte-une-question-non-resolue-dans-le-systeme-dimmigration-humanitaire-du-canada\/?lang=fr","title":{"rendered":"Le passage \u00e0 l&#8217;\u00e2ge adulte : Une question non r\u00e9solue dans le syst\u00e8me d&#8217;immigration humanitaire du Canada"},"content":{"rendered":"<p><em>R\u00e9dig\u00e9 par Maxwell Musgrove, avocat au cabinet Chaudhary Law Office<\/em><\/p>\n<p>L&#8217;int\u00e9r\u00eat sup\u00e9rieur de l&#8217;enfant ou des enfants, souvent appel\u00e9 &#8220;BIOC&#8221;, est depuis des d\u00e9cennies un facteur important dans tous les cas d&#8217;immigration humanitaire dans lesquels un enfant est directement concern\u00e9. \u00c0 la lumi\u00e8re des obligations du Canada en tant que signataire de la <em>Convention des Nations Unies sur les droits de l&#8217;enfant<\/em> [la &#8220;Convention&#8221;], les agents CH doivent accorder un poids substantiel \u00e0 la mani\u00e8re dont les enfants sont affect\u00e9s par leurs d\u00e9cisions, et \u00eatre attentifs et sensibles aux int\u00e9r\u00eats de ces enfants<em>(Baker c. Canada<\/em>, [1999] 2 RCS 817<em>[Baker<\/em>], <a href=\"https:\/\/www.canlii.org\/en\/ca\/scc\/doc\/1999\/1999canlii699\/1999canlii699.html#par75\">paragraphe 75<\/a>). <\/p>\n<p>L&#8217;expression &#8220;l&#8217;int\u00e9r\u00eat sup\u00e9rieur de l&#8217;enfant&#8221; a \u00e9t\u00e9 ajout\u00e9e \u00e0 la <em>loi sur l&#8217;immigration et la protection des r\u00e9fugi\u00e9s<\/em> (<em> LIPR<\/em>) en 2001, bien que le mot &#8220;enfant&#8221; n&#8217;ait pas \u00e9t\u00e9 d\u00e9fini. Vingt-deux ans plus tard, malgr\u00e9 <a href=\"https:\/\/www.canlii.org\/en\/ca\/fct\/doc\/2008\/2008fc165\/2008fc165.html#par8\">une jurisprudence importante<\/a>, la question de savoir qui est un enfant n&#8217;est toujours pas r\u00e9gl\u00e9e de mani\u00e8re surprenante. Par exemple, en 2017, le juge Manson a \u00e9crit de mani\u00e8re assez d\u00e9cisive que &#8220;l&#8217;analyse BIOC s&#8217;applique \u00e9galement aux enfants \u00e0 na\u00eetre&#8221;<em>(Oladele c. Canada<\/em>, 2017 FC 851, <a href=\"https:\/\/www.canlii.org\/en\/ca\/fct\/doc\/2017\/2017fc851\/2017fc851.html#par63\">par. 63<\/a>). Cependant, en 2021, le juge Simpson de la m\u00eame Cour a d\u00e9clar\u00e9 : &#8221; \u00c0 mon avis, la d\u00e9cision de la Cour supr\u00eame du Canada [&#8230;] indique clairement qu&#8217;un enfant \u00e0 na\u00eetre n&#8217;a pas d&#8217;int\u00e9r\u00eat &#8220;<em>(Canada c. Huseynova<\/em>, 2021 FC 1070, <a href=\"https:\/\/www.canlii.org\/en\/ca\/fct\/doc\/2021\/2021fc1070\/2021fc1070.html#par5\">par. 5<\/a>).   <\/p>\n<p>Une question tout aussi importante se pose : quand un enfant cesse-t-il d&#8217;\u00eatre un enfant ? Les paragraphes suivants pr\u00e9sentent un bref historique des d\u00e9cisions pertinentes concernant cette question, la division actuelle de l&#8217;interpr\u00e9tation, ainsi que des r\u00e9flexions sur les d\u00e9veloppements futurs. <\/p>\n<p>L&#8217;ajout des termes &#8220;BIOC&#8221; \u00e0 l&#8217;<em>IPRA <\/em>fait suite \u00e0 l&#8217;arr\u00eat historique de la Cour supr\u00eame du Canada dans l&#8217;affaire <em>Baker<\/em>. Cet ajout <a href=\"https:\/\/publications.gc.ca\/Pilot\/LoPBdP\/LS\/362\/c31-e.htm\">visait \u00e0 refl\u00e9ter l&#8217;<\/a> arr\u00eat <em>Baker<\/em>, selon lequel l&#8217;attention et la sensibilit\u00e9 \u00e0 l&#8217;\u00e9gard du BIOC \u00e9taient essentielles dans les d\u00e9cisions humanitaires. <\/p>\n<p>Mme Baker avait quatre enfants mineurs au moment de la d\u00e9cision de la Cour supr\u00eame, et la Cour n&#8217;avait donc aucune raison de se prononcer sur la d\u00e9finition d&#8217;un enfant. Cependant, la Cour s&#8217;est largement inspir\u00e9e de la <a href=\"https:\/\/www.ohchr.org\/en\/instruments-mechanisms\/instruments\/convention-rights-child\">Convention<\/a> dans son analyse. <\/p>\n<p>[&#8230;] les valeurs refl\u00e9t\u00e9es dans le droit international des droits de l&#8217;homme peuvent contribuer \u00e0 \u00e9clairer l&#8217;approche contextuelle de l&#8217;interpr\u00e9tation des lois et du contr\u00f4le juridictionnel.<\/p>\n<p>[&#8230;]<\/p>\n<p>Les principes de la Convention et d&#8217;autres instruments internationaux accordent une importance particuli\u00e8re \u00e0 la protection des enfants et de l&#8217;enfance, [&#8230;] Ils contribuent \u00e0 montrer les valeurs qui sont centrales pour d\u00e9terminer si cette d\u00e9cision \u00e9tait un exercice raisonnable du pouvoir de H &#038; C.<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/www.canlii.org\/en\/ca\/scc\/doc\/1999\/1999canlii699\/1999canlii699.html#par70\"><em>Baker<\/em><\/a><a href=\"https:\/\/www.canlii.org\/en\/ca\/scc\/doc\/1999\/1999canlii699\/1999canlii699.html#par70\">paragraphes 70 et 71<\/a>.<\/p>\n<p>La Convention donne une d\u00e9finition assez simple de l&#8217;enfant \u00e0 l&#8217;article 1 :<\/p>\n<p>Aux fins de la pr\u00e9sente Convention, un enfant s&#8217;entend de tout \u00eatre humain \u00e2g\u00e9 de moins de dix-huit ans, sauf si la majorit\u00e9 est atteinte plus t\u00f4t en vertu de la l\u00e9gislation qui lui est applicable.<\/p>\n<p>Au Canada, l&#8217;\u00e2ge officiel de la majorit\u00e9 est fix\u00e9 par les provinces et les territoires, environ la moiti\u00e9 d&#8217;entre eux le fixant \u00e0 18 ans et le reste \u00e0 19 ans. Cela entra\u00eene d\u00e9j\u00e0 certaines complications, mais ce n&#8217;est pas un probl\u00e8me unique. D&#8217;autres lois f\u00e9d\u00e9rales, telles que la <a href=\"https:\/\/www.canlii.org\/en\/ca\/laws\/stat\/rsc-1985-c-3-2nd-supp\/latest\/rsc-1985-c-3-2nd-supp.html?searchUrlHash=AAAAAQARImFnZSBvZiBtYWpvcml0eSIAAAAAAQ&#038;resultIndex=5#sec2subsec1\"><em>Loi sur le divorce<\/em><\/a> et le <a href=\"https:\/\/www.canlii.org\/en\/ca\/laws\/regu\/sor-92-620\/latest\/sor-92-620.html?searchUrlHash=AAAAAQARImFnZSBvZiBtYWpvcml0eSIAAAAAAQ&#038;resultIndex=8#Interpretation__184481\"><em>R\u00e8glement sur le syst\u00e8me correctionnel et la mise en libert\u00e9 sous condition<\/em><\/a>font r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 l&#8217;\u00e2ge de la majorit\u00e9, mais utilisent l&#8217;\u00e2ge applicable dans la province o\u00f9 l&#8217;enfant r\u00e9side.  <\/p>\n<p>La question la plus importante est de savoir si la Convention fait autorit\u00e9 sur cette question. Les l\u00e9gislateurs semblent avoir pris en compte la Convention lors de la mise en \u0153uvre de la d\u00e9cision <em>Baker<\/em> dans la <em>LIPR,<\/em> bien que dans des termes qui sugg\u00e8rent que la l\u00e9gislation n&#8217;a pas pleinement accept\u00e9 la Convention. Bernard Bigras, membre de la commission parlementaire de la citoyennet\u00e9 et de l&#8217;immigration \u00e0 l&#8217;\u00e9poque, a fait <a href=\"https:\/\/www.ourcommons.ca\/DocumentViewer\/en\/36-2\/house\/sitting-87\/hansard#LINKT26\">r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 la Convention dans sa critique du projet de loi C-31<\/a>, sugg\u00e9rant que le projet de loi n&#8217;accordait pas une priorit\u00e9 suffisante au BIOC. Pat Martin, qui faisait partie de la m\u00eame commission, <a href=\"https:\/\/www.ourcommons.ca\/DocumentViewer\/en\/36-2\/house\/sitting-105\/hansard#LINKT67\">s&#8217;est fait l&#8217;\u00e9cho de cette critique<\/a> en d\u00e9clarant : &#8220;Nous pensons que la formulation de la l\u00e9gislation devrait refl\u00e9ter avec pr\u00e9cision la formulation \u00e0 laquelle nous sommes d\u00e9j\u00e0 li\u00e9s en vertu de la convention des Nations unies.&#8221;   <\/p>\n<p>Cependant, avant que le projet de loi ne soit ratifi\u00e9, la Cour f\u00e9d\u00e9rale avait d\u00e9j\u00e0 approuv\u00e9 une interpr\u00e9tation plus large du terme &#8220;enfant&#8221;. En 2000, dans une affaire concernant un jeune de 18 ans et un jeune de 22 ans, <a href=\"https:\/\/www.canlii.org\/en\/ca\/fct\/doc\/2000\/2000canlii15973\/2000canlii15973.html#par20\">le juge Gibson a estim\u00e9 que<\/a>&#8220;les deux fils des requ\u00e9rants, quel que soit leur \u00e2ge, restaient des &#8220;enfants&#8221; des requ\u00e9rants dont on pouvait raisonnablement s&#8217;attendre \u00e0 ce qu&#8217;ils soient gravement affect\u00e9s par l&#8217;expulsion de leurs parents du Canada&#8221;. La d\u00e9cision examine ensuite si les difficult\u00e9s auxquelles ces enfants seraient confront\u00e9s en raison du renvoi de leurs parents \u00e9taient ind\u00e9pendantes de leur volont\u00e9, sugg\u00e9rant que la cat\u00e9gorie des &#8220;enfants&#8221; d\u00e9pend en partie de la faute ou de l&#8217;innocence de l&#8217;enfant en question. Ceci est en harmonie avec d&#8217;autres jurisprudences concernant le BIOC, telles que la citation encore fr\u00e9quemment cit\u00e9e selon laquelle &#8220;les enfants m\u00e9ritent rarement, voire jamais, de subir des \u00e9preuves&#8221;<em>(Hawthorn v Canada<\/em>, 2002 FCA 475, <a href=\"https:\/\/www.canlii.org\/en\/ca\/fca\/doc\/2002\/2002fca475\/2002fca475.html#par9\">para 9<\/a>).   <\/p>\n<p>D&#8217;autres d\u00e9cisions de la Cour f\u00e9d\u00e9rale ont montr\u00e9 que le cadre BIOC peut s&#8217;appliquer \u00e0 <a href=\"https:\/\/www.canlii.org\/en\/ca\/fct\/doc\/2002\/2002fct268\/2002fct268.html#par14\">un jeune de 19 ans<\/a> qui est \u00e0 charge et n&#8217;est pas autoris\u00e9 \u00e0 travailler ou \u00e0 poursuivre des \u00e9tudes au Canada, ainsi qu&#8217;\u00e0 des <a href=\"https:\/\/www.canlii.org\/en\/ca\/fct\/doc\/2009\/2009fc343\/2009fc343.html#par32\">fils adultes dans la vingtaine<\/a> dont le parent est responsable de leur garde, qui sont \u00e0 l&#8217;\u00e9cole et d\u00e9pendent financi\u00e8rement de leur parent, et qui n&#8217;ont pas eu le choix dans les circonstances qui ont conduit \u00e0 la demande de circonstances d&#8217;ordre humanitaire.<\/p>\n<p>Pendant ce temps, d&#8217;autres jurisprudences ont \u00e9merg\u00e9 dans le sens contraire. En 2009, le juge de Montigny, apr\u00e8s avoir pris acte des affaires susmentionn\u00e9es, a exprim\u00e9 son d\u00e9saccord avec elles, <a href=\"https:\/\/www.canlii.org\/en\/ca\/fct\/doc\/2009\/2009fc636\/2009fc636.html#par19\">faisant remarquer en obiter<\/a> qu&#8217;il \u00e9tait clair que ce que la Cour supr\u00eame avait \u00e0 l&#8217;esprit dans l&#8217;affaire <em>Baker<\/em> \u00e9tait l&#8217;int\u00e9r\u00eat des enfants mineurs. Malgr\u00e9 cela, il <a href=\"https:\/\/www.canlii.org\/en\/ca\/fct\/doc\/2009\/2009fc636\/2009fc636.html#par18\">a finalement estim\u00e9 qu&#8217;il n&#8217;\u00e9tait pas opportun de bouleverser l&#8217;\u00e9tat du droit<\/a>.  <\/p>\n<p>Dans l&#8217;affaire <a href=\"https:\/\/www.canlii.org\/en\/ca\/fct\/doc\/2010\/2010fc587\/2010fc587.html\"><em>Saporsantos Leobrera c. Canada<\/em><\/a><a href=\"https:\/\/www.canlii.org\/en\/ca\/fct\/doc\/2010\/2010fc587\/2010fc587.html\">2010 CF 587<\/a><em>[Saporsantos<\/em>], le juge Shore a d\u00e9crit la tendance progressive \u00e0 incorporer la d\u00e9pendance dans la d\u00e9finition du terme &#8220;enfant&#8221;, tendance qu&#8217;il a ensuite r\u00e9fut\u00e9e en profondeur.<\/p>\n<p>L&#8217;auteur de cet article a un grand respect pour l&#8217;analyse du juge Shore dans l&#8217;affaire <em>Saporsantos<\/em>, qui est peut-\u00eatre l&#8217;analyse la plus compl\u00e8te de la Cour sur ce sujet. Pour les personnes int\u00e9ress\u00e9es, l&#8217;<em>arr\u00eat Saporsantos<\/em>, et en particulier les <a href=\"https:\/\/www.canlii.org\/en\/ca\/fct\/doc\/2010\/2010fc587\/2010fc587.html#par30\">paragraphes 30 \u00e0 72<\/a>, est une lecture essentielle. Toutefois, la partie de la d\u00e9cision examin\u00e9e ici se concentre sur la pr\u00e9somption d&#8217;expression coh\u00e9rente.  <\/p>\n<p>Le juge Shore observe que &#8220;enfant \u00e0 charge&#8221; est un terme d\u00e9fini utilis\u00e9 ailleurs dans la l\u00e9gislation canadienne sur l&#8217;immigration, qui inclut les enfants ayant atteint l&#8217;\u00e2ge de la majorit\u00e9. Il a estim\u00e9 que l&#8217;int\u00e9gration de la d\u00e9pendance dans le terme &#8220;enfant&#8221; aux fins du BIOC rapprochait trop le sens de ce terme de celui d'&#8221;enfant \u00e0 charge&#8221;, contrairement \u00e0 la pr\u00e9somption selon laquelle lorsque le l\u00e9gislateur utilise des mots diff\u00e9rents, il entend leur donner des significations diff\u00e9rentes. Le juge Shore a ainsi amorc\u00e9 le retour du pendule vers une interpr\u00e9tation plus restrictive.  <\/p>\n<p>Dans les ann\u00e9es qui ont suivi l&#8217;<em>arr\u00eat Saporsantos<\/em>, la <a href=\"https:\/\/www.canlii.org\/en\/ca\/fct\/doc\/2018\/2018fc128\/2018fc128.html#par32\">Cour a<\/a>, \u00e0 <a href=\"https:\/\/www.canlii.org\/en\/ca\/fct\/doc\/2022\/2022fc190\/2022fc190.html#par10\">quelques<\/a> reprises, reconnu la division de la jurisprudence. Certaines d\u00e9cisions plus r\u00e9centes <a href=\"https:\/\/www.canlii.org\/en\/ca\/fct\/doc\/2017\/2017fc516\/2017fc516.html#par27\">ont utilis\u00e9 l&#8217;interpr\u00e9tation plus large du terme &#8220;enfant&#8221;,<\/a> tandis que d&#8217;autres ont consid\u00e9r\u00e9 que l&#8217;<em>arr\u00eat Saporsantos<\/em> signifiait que le cadre du BIOC <a href=\"https:\/\/www.canlii.org\/en\/ca\/fct\/doc\/2019\/2019fc150\/2019fc150.html#par30\">cessait de s&#8217;appliquer lorsque l&#8217;enfant atteignait l&#8217;\u00e2ge de 18 ans<\/a>. Toutefois, aucune de ces affaires n&#8217;a fait progresser de mani\u00e8re significative les questions d&#8217;interpr\u00e9tation fondamentales. Il est peut-\u00eatre grand temps que cela change.   <\/p>\n<p>L&#8217;arr\u00eat <em>Saporsantos<\/em> n&#8217;affirme pas qu&#8217;une personne cesse d&#8217;\u00eatre un enfant \u00e0 l&#8217;\u00e2ge de 18 ans. Bien que l&#8217;analyse de l&#8217;arr\u00eat <em>Saporsantos<\/em> s&#8217;appuie fortement sur des documents qui soutiennent une d\u00e9finition fond\u00e9e sur l&#8217;\u00e2ge, le juge Shore n&#8217;est pas all\u00e9 jusqu&#8217;\u00e0 invalider totalement la jurisprudence ant\u00e9rieure. Il a plut\u00f4t orient\u00e9 la jurisprudence, peut-\u00eatre un peu brusquement, vers <a href=\"https:\/\/www.canlii.org\/en\/ca\/fct\/doc\/2010\/2010fc587\/2010fc587.html#par81\">une d\u00e9finition qui inclurait toutes les personnes \u00e0 charge<\/a>.  <\/p>\n<p>Compte tenu de la pr\u00e9somption de coh\u00e9rence de l&#8217;expression, <a href=\"https:\/\/www.canlii.org\/en\/ca\/laws\/stat\/sc-2001-c-27\/latest\/sc-2001-c-27.html#sec30subsec2\">la LIPR fait sp\u00e9cifiquement r\u00e9f\u00e9rence aux &#8220;enfants mineurs&#8221;<\/a> <a href=\"https:\/\/www.canlii.org\/en\/ca\/laws\/stat\/sc-2001-c-27\/latest\/sc-2001-c-27.html#sec60\">\u00e0 plusieurs reprises<\/a>. Il convient donc de pr\u00e9sumer que le l\u00e9gislateur a voulu donner un sens diff\u00e9rent au terme &#8220;enfant&#8221; dans le cadre du BIOC. <\/p>\n<p>Par cons\u00e9quent, une d\u00e9finition de l'&#8221;enfant&#8221; distincte de celle de l'&#8221;enfant mineur&#8221; et de l'&#8221;enfant \u00e0 charge&#8221; peut s&#8217;av\u00e9rer appropri\u00e9e. Cette d\u00e9finition peut prendre en compte l&#8217;\u00e2ge et la d\u00e9pendance, mais aussi d&#8217;autres facteurs. La jurisprudence ant\u00e9rieure pourrait en \u00eatre la cl\u00e9. Plus pr\u00e9cis\u00e9ment, il s&#8217;agit de d\u00e9terminer si les circonstances qui cr\u00e9ent des difficult\u00e9s pour l&#8217;enfant profess\u00e9 lui ont \u00e9t\u00e9 impos\u00e9es ou s&#8217;il a pu les contr\u00f4ler lorsqu&#8217;il a atteint un certain degr\u00e9 de maturit\u00e9. Un enfant est donc une partie qui m\u00e9rite rarement, voire jamais, les difficult\u00e9s qui en r\u00e9sultent.    <\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>R\u00e9dig\u00e9 par Maxwell Musgrove, avocat au cabinet Chaudhary Law Office L&#8217;int\u00e9r\u00eat sup\u00e9rieur de l&#8217;enfant ou des enfants, souvent appel\u00e9 &#8220;BIOC&#8221;, est depuis des d\u00e9cennies un facteur important dans tous les cas d&#8217;immigration humanitaire dans lesquels un enfant est directement concern\u00e9. \u00c0 la lumi\u00e8re des obligations du Canada en tant que signataire de la Convention des [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":115,"featured_media":7674,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"inline_featured_image":false,"footnotes":""},"categories":[12,6],"tags":[396,398,397,113],"class_list":["post-16353","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-subject-matter-expertise","category-thought-leadership","tag-bioc","tag-humanitarian-and-compassionate-immigration-cases","tag-children","tag-canada-immigration"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/cila.co\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/16353","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/cila.co\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/cila.co\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/cila.co\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/115"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/cila.co\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=16353"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/cila.co\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/16353\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/cila.co\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/7674"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/cila.co\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=16353"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/cila.co\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=16353"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/cila.co\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=16353"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}