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Les erreurs d’IRCC : Les défis du système d’immigration canadien

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Cet article a été rédigé par Yameena Ansari, avocate principale, et Julian Agamata, assistant juridique, du cabinet Ansari Immigration Law.

Naviguer dans le système d’immigration canadien peut s’avérer délicat. L’une des grandes frustrations est que lorsque Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC) commet des erreurs, c’est souvent aux demandeurs de les corriger. La correction de ces erreurs peut prendre beaucoup de temps. Et les gens doivent se débrouiller par eux-mêmes.

En l’espace de quelques mois, j’ai vu trois cas où la correction d’erreurs du gouvernement a nécessité beaucoup d’efforts supplémentaires. Ces expériences montrent à quel point le système d’immigration canadien peut être inutilement complexe et frustrant.

18 pages pour corriger une erreur de nom sur la carte de résident permanent du Canada

Notre client a reçu une confirmation de résidence permanente (COPR) portant un nom incorrect. Après avoir contacté le centre d’assistance d’IRCC pour obtenir de l’aide, nous avons été informés qu’ils n’étaient pas habilités à rectifier la COPR. Même l’envoi d’un formulaire en ligne s’est avéré inefficace pour résoudre le problème. Au lieu de cela, notre entreprise a compilé et soumis une demande exhaustive de 18 pages détaillant les corrections nécessaires. Malgré ces efforts, il reste une possibilité déconcertante que la carte de résident permanent (PR) de notre client arrive toujours avec un nom incorrect, ce qui nécessiterait une autre procédure de demande de modification.

Erreurs dans le permis de travail postuniversitaire : L’impact coûteux d’une simple erreur

L’un de nos clients a été confronté à une situation où son permis de travail de troisième cycle (PGWP) a été délivré avec une période de validité incorrecte. Malgré nos efforts pour corriger l’erreur en soumettant un formulaire en ligne et une demande de réexamen à IRCC, les deux appels ont été rejetés. Par conséquent, notre client doit maintenant demander un tout nouveau permis de séjour temporaire et un nouveau PGWP. Non seulement cette situation coûte cher au client en frais juridiques, mais elle est également source de stress pour nous et pour le client. Ce problème majeur a été causé par une légère erreur commise par l’agent de traitement, ce qui montre à quel point des erreurs mineures peuvent avoir un impact dramatique sur les personnes qui naviguent dans le système d’immigration.

De l’inquiétude à l’approbation : Naviguer dans les questions d’autorisation de permis de travail

Dans un cas récent, l’un de nos clients a été confronté à une situation préoccupante lorsque sa demande de prolongation de son permis de travail n’a pas abouti à la lettre de maintien de l’autorisation de travailler attendue de la part d’IRCC. Bien qu’il ait contacté IRCC par le biais d’un formulaire en ligne, le client n’a reçu qu’une réponse générique.

Bien que notre client ait soumis tous les documents requis, il est resté anxieux, se demandant s’il pouvait continuer à travailler légalement au Canada ou non.

Notre cabinet a découvert qu’IRCC disposait de tous les documents nécessaires au traitement de la demande, mais qu’il demandait une nouvelle présentation de ces documents. Grâce à notre intervention rapide pour renvoyer les documents requis, le client a finalement reçu l’autorisation de continuer à travailler, ce qui a permis d’apaiser ses inquiétudes et d’assurer la continuité de son statut d’emploi.

Envisager un avenir meilleur

Ces problèmes exigent non seulement beaucoup de temps et de ressources, ce qui entraîne une augmentation des frais de justice pour les clients, mais ils infligent également un stress excessif aux personnes qui naviguent dans le processus d’immigration. En outre, de telles lacunes administratives mettent en péril l’intégrité du programme d’immigration. Il est concevable que des candidats exceptionnels abandonnent leur quête d’immigration canadienne en raison de ces erreurs évitables.

Auparavant, les avocats pouvaient facilement communiquer avec les gestionnaires de programmes pour corriger des erreurs mineures, mais aujourd’hui, il est difficile d’accéder à leurs courriels et encore moins de recevoir une réponse. Aujourd’hui, les avocats doivent souvent soumettre à nouveau des demandes ou naviguer dans des procédures complexes pour corriger les problèmes.

Pour rationaliser les processus de résolution et améliorer l’efficacité, la mise en place d’un centre d’appel et d’une ligne de courrier électronique dédiés aux professionnels du droit pourrait constituer une solution viable. Un appel téléphonique ou un courriel rapide pourrait résoudre des problèmes mineurs, ce qui permettrait d’économiser des ressources tant pour les clients que pour IRCC.

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