Articles

Articles

L’ACAI félicite l’IRCC d’avoir atteint son objectif en matière d’immigration ; elle espère une plus grande transparence en 2022

Facebook
Twitter
LinkedIn

L’Association Canadienne des Avocats en Immigration (ACAI) félicite IRCC pour avoir atteint son objectif d’accueillir 401 000 nouveaux résidents permanents en 2021.

Le ministère de l’Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté a confirmé qu’ il avait atteint l’objectif ambitieux qu’il s’était fixé en matière de résidents permanents et que le Canada avait accueilli le plus grand nombre d’immigrants en une seule année de son histoire.

Comme l’indique le communiqué de presse, IRCC a pu atteindre cet objectif en se concentrant sur la transition des personnes présentes au Canada pendant la pandémie vers la résidence permanente. Avant la pandémie, la plupart des nouveaux résidents permanents du Canada arrivaient de l’étranger.

IRCC mérite d’être félicité pour avoir accueilli 401 000 immigrants dans un contexte opérationnel extrêmement difficile. Malgré la pandémie, le gouvernement canadien est resté attaché à l’immigration en tant qu’outil clé pour soutenir la prospérité économique et sociale du Canada. La volonté du gouvernement canadien d’accueillir les objectifs d’immigration les plus élevés de l’histoire de notre pays contribuera à soutenir la reprise économique post-pandémique du Canada. Avant la pandémie, la majeure partie de la croissance de la population et de la main-d’œuvre du Canada provenait de l’immigration, et des niveaux plus élevés augmenteront les contributions de l’immigration à la croissance économique annuelle dans les décennies à venir.

Bien que l’ACAI reconnaisse que la pandémie continue de poser des difficultés majeures à IRCC, elle souhaite profiter de cette occasion pour demander au ministère de viser encore plus haut en 2022. L’atteinte des objectifs du pays en matière d’immigration est un effort d'” Équipe Canada ” et l’ACAI est fermement convaincue que l’IRCC peut faire mieux à divers égards, notamment en consultant plus largement le public, en faisant preuve de plus de transparence et en offrant une meilleure expérience à ses clients. Comme l’ACAI continue de le souligner, il y a eu une érosion du dialogue et de la transparence de la part d’IRCC pendant la pandémie, ce qui a exacerbé les défis du système d’immigration.

Par exemple, IRCC a entamé l’année 2021 avec un plan visant à atteindre son objectif d’immigration de 401 000 personnes en faisant passer davantage de travailleurs étrangers temporaires (TET) et d’étudiants étrangers au statut de résident permanent. Cette décision a été prise sans consulter les parties prenantes et les experts, tels que les économistes et les employeurs, sur les impacts de ce changement de politique. L’ACAI souligne qu’il est important que les gouvernements fédéral et provinciaux continuent d’offrir des voies d’accès adéquates à la résidence permanente pour tous les TET et les étudiants. Cependant, le plan 2021 d’IRCC a eu des conséquences négatives sur la politique d’immigration et l’économie.

Cette décision a augmenté le nombre de dossiers en attente, car IRCC a traité les demandes des personnes se trouvant à l’étranger à un rythme beaucoup plus lent, punissant ainsi les personnes se trouvant à l’étranger sans qu’il y ait eu faute de leur part. De nombreux candidats à l’immigration continuent d’attendre dans les limbes, avec peu ou pas de communication de la part d’IRCC. D’un point de vue économique, le Canada a connu la plus faible croissance démographique depuis plus de 100 ans et les offres d’emploi n’ont jamais été aussi nombreuses, ce qui s’explique en partie par la décision d’IRCC de réduire le nombre d’arrivées à l’étranger. Peu de discussions ont eu lieu sur l’impact potentiel sur l’économie et la main-d’œuvre de l’invitation, par exemple, d’un candidat de la catégorie de l’expérience canadienne (CEC) ayant un score de 75 au système de classement global (SRC), par opposition à un candidat du programme fédéral des travailleurs qualifiés ayant un SRC de 470.

À tout le moins, IRCC aurait pu faire preuve d’une plus grande loyauté envers les candidats à l’immigration en les informant dès le début de l’année des intentions du ministère, afin qu’ils puissent planifier en conséquence. Par exemple, un candidat à l’entrée express qui a passé un test linguistique au début de l’année 2021 a vu la période de validité de son test réduite de moitié. Par ailleurs, s’ils avaient été mieux informés au début de l’année, certains candidats à l’immigration auraient peut-être choisi de s’installer au Canada en tant que TET ou en tant qu’étudiant afin d’obtenir la résidence permanente à partir du pays.

Le manque de consultation et de transparence cette année, alors qu’IRCC cherchait à atteindre son objectif en matière de nouveaux arrivants, a également nui aux candidats d’autres manières. En mai, par exemple, IRCC a lancé six filières temporaires pour permettre à 90 000 travailleurs essentiels et diplômés internationaux de demander la résidence permanente. En raison du peu de préavis donné avant le lancement des filières, de nombreux candidats n’ont pas eu la possibilité de s’inscrire à un test linguistique obligatoire avant l’ouverture des filières, ce qui leur a fait rater cette opportunité d’immigration. En outre, IRCC a publié des instructions sur la manière de s’inscrire aux filières moins de 24 heures avant l’ouverture des filières, ce qui a laissé peu de temps aux candidats pour se préparer. IRCC avait pourtant prévenu les candidats qu’ils risquaient d’être rejetés s’ils remplissaient leur demande de manière incorrecte. Pour ne rien arranger, IRCC n’a pas autorisé les avocats spécialisés en droit de l’immigration à postuler au nom des clients qui les avaient engagés, ce qui a compromis l’accès à la justice des personnes qui souhaitaient bénéficier du soutien d’un professionnel expérimenté et de confiance à ce moment décisif de leur vie. En substance, IRCC a forcé certains candidats à choisir entre prendre un jour de congé et renoncer à un revenu plutôt que de faire appel à un avocat compétent en matière d’immigration pour présenter leur demande à leur place.

Dernier exemple regrettable : malgré la promesse d’IRCC de contacter tous les titulaires d’une confirmation de résidence permanente (COPR) antérieure à mars 2020 avant octobre 2021, cela n’a pas été le cas, de sorte que les titulaires d’une COPR dont les documents ont expiré continuent d’attendre dans les limbes à l’étranger. Cela fait maintenant près de deux ans que la vie de ces personnes est suspendue, car IRCC continue de les négliger.

IRCC a l’occasion d’appuyer sur le bouton “reset” en 2022, alors qu’il cherche à admettre 411 000 immigrants. Un meilleur dialogue et une plus grande transparence de la part du département nous aideront tous à surmonter cette crise et à obtenir de meilleurs résultats pour le pays, le département, l’économie, les familles et les nouveaux arrivants eux-mêmes. L’ACAI a publié une série de documents sur la façon dont l’IRCC peut s’améliorer en 2022, y compris :

 

Devenez membre de l’ACAI

Devenez membre maintenant

Rejoignez une communauté croissante d'avocats, universitaires et étudiants en droit spécialisés dans l'immigration au Canada.

Nos derniers articles