À la lumière de la conférence de presse tenue aujourd’hui par le ministre de l’Immigration Marc Miller et le ministre de l’Emploi Randy Boissonnault, l’ACAI insiste sur la nécessité d’une approche équilibrée pour gérer les niveaux de résidents temporaires au Canada.
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Statistique Canada estimations La population de résidents temporaires du Canada s’élevait à quelque 2,5 millions de personnes au quatrième trimestre 2023, contre près de 1,4 million de personnes au quatrième trimestre 2021. Cet après-midi, le gouvernement fédéral a annoncé son intention de réduire ce chiffre de 20 % au cours des trois prochaines années. Ainsi, pour la première fois, à partir de cet automne, le plan des niveaux d’immigration du Canada comprendra un objectif d’arrivées de résidents temporaires. Auparavant, le gouvernement canadien ne fixait des objectifs annuels que pour les résidents permanents, ce qui lui permet actuellement d’accueillir environ un demi-million d’immigrants par an.
L’ACAI tient à souligner que l’augmentation significative du nombre de résidents temporaires est en grande partie due aux politiques du gouvernement canadien visant à renforcer l’économie, à réunir les familles et à fournir une aide humanitaire.
Sur le plan humanitaire, par exemple, le Canada a accueilli près de 250 000 Ukrainiens depuis le début de la guerre avec la Russie en 2022, ce que les parties prenantes à travers le Canada, y compris l’ACAI, reconnaissent largement comme une initiative nécessaire et louable.
Sur le plan économique et familial, le Canada a approuvé des millions de nouveaux permis de séjour temporaire pour diverses raisons qui, selon lui, servent les intérêts de notre pays.
L’année dernièreÀ la fin de l’année, IRCC et ESDC ont permis à 185 000 nouveaux permis de travail d’entrer en vigueur dans le cadre du Programme des travailleurs étrangers temporaires (PTET). Cela représente une augmentation de 37 % par rapport à 2022. Le PTET a pour but de combler les postes vacants lorsque les Canadiens ne sont pas disponibles pour effectuer le travail. Les employeurs doivent suivre un processus rigoureux pour démontrer à Emploi et Développement social Canada qu’ils ont respecté la réglementation canadienne et qu’ils n’ont recours aux travailleurs étrangers qu’en dernier ressort. Ils ne peuvent procéder à l’embauche d’un ressortissant étranger que lorsque l’ESDC a déterminé qu’il n’y aura pas d’impact négatif sur les travailleurs canadiens.
La croissance de la population de résidents temporaires au Canada est en grande partie due aux efforts déployés par le pays pour accueillir davantage d’étudiants étrangers, qui apportent une contribution de plus de 22 milliards de dollars et soutiennent quelque 220 000 emplois, d’après le rapport du Affaires mondiales Canada. Ainsi, un nombre record de 684 000 permis d’études ont pris effet l’année dernière, contre 550 000 en 2022 (soit une augmentation de 25 %).
Le programme de mobilité internationale (PMI) offre des permis de travail pour toute une série de raisons économiques, sociales, culturelles et humanitaires. Par exemple, c’est le programme qui permet aux Ukrainiens, aux demandeurs d’asile et à d’autres personnes d’obtenir un permis de travail à des fins humanitaires. Les étudiants étrangers éligibles peuvent obtenir un permis de travail post-diplôme, ce qui leur permet d’acquérir une expérience professionnelle canadienne supplémentaire qu’ils peuvent utiliser pour justifier leur éligibilité à la résidence permanente. Les proches des Canadiens, des résidents permanents et des résidents temporaires peuvent également prétendre à un permis de travail dans le cadre de la PMI. L’année dernière, 768 000 permis de travail au titre de la PMI ont pris effet, soit une augmentation de 64 % par rapport à 2022.
L’ACAI reconnaît la nécessité de renforcer l’intégrité des programmes d’étudiants étrangers et de travailleurs étrangers, ce que nous avons souligné au cours des derniers mois. Nous continuons également à insister sur la nécessité pour le gouvernement fédéral de procéder à de vastes consultations afin d’atteindre au mieux ces objectifs. L’ACAI reconnaît la nécessité d’une surveillance rigoureuse pour prévenir les abus et protéger les travailleurs canadiens. Les réformes annoncées aujourd’hui, telles qu’une réglementation plus stricte en matière d’EIMT et la priorité accordée aux demandeurs d’asile lors du recrutement, constituent des étapes vers la réalisation de ces objectifs. En même temps, alors que la population canadienne continue de vieillir et que les employeurs de tout le pays sont confrontés à de véritables pénuries de main-d’œuvre, le gouvernement fédéral ne devrait pas adopter une approche trop punitive qui saperait les efforts communs visant à promouvoir le développement économique.
Alors que les consultations débutent ce printemps pour discuter de la fixation d’objectifs pour les arrivées de résidents temporaires, l’ACAI plaide pour l’inclusivité, en tenant compte des divers besoins des secteurs et des individus. Nous encourageons un dialogue continu avec les parties prenantes externes telles que l’ACAI pour répondre aux préoccupations concernant les impacts économiques potentiels, la crise humanitaire et l’évolution du paysage de l’éducation internationale.
En conclusion, l’ACAI est prête à s’engager de manière constructive avec les décideurs politiques afin de s’assurer que les politiques d’immigration s’alignent sur la prospérité à long terme du Canada et sur son engagement à l’égard des valeurs humanitaires. Ensemble, nous pouvons relever ces défis et favoriser une approche accueillante et durable de l’immigration.


