Cet article a été rédigé par David Garson, associé, Garson Immigration Law.
J’ai récemment eu une consultation avec des clients potentiels. Ils étaient nerveux, me posant plusieurs fois les mêmes questions… « pour être sûrs ». Ils se sont regardés avec anxiété (nous étions sur Microsoft Teams), puis ont réfléchi à plusieurs permutations de résultats possibles qui pourraient avoir un impact sur leurs objectifs d’immigration au Canada.
Lorsque je leur parlais, je gardais une voix stable. J’ai répondu à chaque question avec un sourire et un ton enjoué. Je voulais être réconfortante et apaisante. Je voulais qu’ils quittent la conversation plus calmes que lorsqu’ils l’ont entamée.
Quel est le rapport avec tout cela ? Ah, heureux que vous posiez la question.
Je suis avocat spécialisé en droit de l’immigration depuis très longtemps. J’ai connu de nombreux jours difficiles, mais aussi beaucoup de semaines très gratifiantes. Lorsque j’ai parlé à ces personnes, je me suis sentie…. utile et nécessaire. Ils avaient consulté les sites web et n’y comprenaient rien. Ils n’avaient aucune idée de la marche à suivre. Nous avons discuté de ce qu’il fallait faire et élaboré un plan. S’ils sont assez généreux pour m’engager, lorsque nous les représenterons, Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC) recevra un ensemble organisé de documents décrivant clairement les faits et les arguments de l’affaire.
Malheureusement, IRCC a pris l’habitude d’exclure les avocats spécialisés en droit de l’immigration.
Imaginez donc ceci : Il s’agit d’une affaire criminelle… La vie entière de la personne concernée est en jeu… Et le système judiciaire du Canada dit : « Vous n’avez pas vraiment besoin d’être représenté… Tout ira bien. Vous n’avez qu’à suivre les instructions que nous vous donnons et, en passant, nous jugeons aussi votre affaire… Pas de pression. » Amusez-vous bien en prison !
Ou peut-être s’agit-il d’une affaire commerciale compliquée… Des millions, voire des milliards, sont en jeu… Qui a alors besoin d’un conseil ? Il y a Google et diverses brochures d’information. Mieux vaut laisser les avocats en dehors de ça….Ils ne font que compliquer les choses.
Ces exemples vous semblent ridicules, n’est-ce pas ? La présence d’un avocat efficace est intrinsèque à ces systèmes. Le gouvernement insiste presque sur ce point. Pourtant, IRCC résiste.
D’une certaine manière, il semble étrange qu’IRCC veuille recevoir des demandes mal préparées. Cela ne leur donnerait-il pas plus de travail ? Ce que je fais n’est-il pas plutôt utile ?
Ce à quoi je veux en venir est le suivant : Si les avocats sont nécessaires et demandés dans pratiquement tous les autres types de droit, il n’est pas logique que cela ne s’applique pas au droit de l’immigration. Nous aidons le système. Nous sommes nécessaires.
Plus tôt IRCC reconnaîtra ce fait et commencera à travailler en étroite collaboration avec les avocats spécialisés en droit de l’immigration, mieux IRCC et les candidats à l’immigration s’en porteront.


