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Mettre le pied dans la porte des possibilités d’affaires au Canada : Un aperçu des options d’immigration pour les ressortissants étrangers

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Cet article a été rédigé par Megan Fanjoy, récemment diplômée de l’université Queen’s et stagiaire au sein du cabinet Corporate Immigration Law Firm.

Vous souhaitez travailler en tant qu’indépendant au Canada sans être citoyen canadien ?

Les possibilités d’immigration pourraient s’avérer plus limitées que vous ne le pensez. À compter du 1er avril 2021, le gouvernement canadien a supprimé la catégorie des propriétaires/exploitants du Programme des travailleurs étrangers temporaires (PTET). Le programme Propriétaire/Exploitant permettait aux candidats de demander un permis de travail au Canada sans avoir à se conformer aux exigences réglementaires en matière d’annonces d’emploi énumérées dans l’étude d’impact sur le marché du travail (EIMT). À la différence d’une EIMT ordinaire pour les salaires élevés ou faibles, l’EIMT propriétaire/exploitant permettait aux entrepreneurs de travailler et d’immigrer au Canada, tout en recevant 200 points SIR pour l’Entrée express, ce qui augmentait considérablement la possibilité de demander le statut de résident permanent à l’avenir. La fin de l’EIDM pour les propriétaires/exploitants signifie que ces avantages n’existent plus et que le paysage de l’immigration pour les travailleurs indépendants au Canada a changé. Le programme pour les propriétaires/exploitants ayant disparu depuis près de deux ans, qu’est-ce qui a comblé ce vide ?

À l’heure actuelle, l’alternative la plus proche de l’accord sur le marché du travail pour les propriétaires/exploitants est le programme pour les travailleurs indépendants, qui permet aux personnes d’immigrer au Canada de manière permanente en tant que travailleurs indépendants. Le hic ? Pour immigrer en tant que travailleur indépendant, vous devez avoir une expérience pertinente dans le domaine des activités culturelles ou sportives - un critère que beaucoup ne remplissent pas. Dans ce contexte, l’expérience pertinente fait référence à un minimum de deux périodes d’un an en tant que travailleur indépendant ou participant à un niveau mondial à des activités culturelles ou sportives. Les deux années d’expérience pertinente doivent avoir été accomplies au cours de la période commençant cinq ans avant le jour où vous présentez votre demande et se terminant le jour où Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC) prend une décision sur votre demande. Bien qu’il n’y ait pas d’exigence en matière d’avoir net pour le programme, les demandeurs doivent convaincre un agent des visas qu’ils ont suffisamment d’argent pour s’installer au Canada avec les personnes à leur charge et pour financer le travail sur lequel leur sélection a été fondée.

En outre, le programme exige que les demandeurs soient désireux et capables d’exercer uniquement une activité indépendante au Canada et qu’ils répondent aux critères de sélection du programme - notamment l’expérience, l’éducation, l’âge, les compétences linguistiques et l’adaptabilité - ainsi qu’aux conditions habituelles d’examen médical et de vérification des antécédents. Tous les demandeurs doivent obtenir un minimum de 35 points sur un total de 100 points sur la grille de sélection s’ils souhaitent immigrer au Canada en tant que travailleur indépendant. Bien que le système de classification nationale des professions (CNP) énumère un large éventail d’activités qualifiantes pour les travailleurs indépendants - notamment les auteurs, les graphistes, les athlètes et les entraîneurs, pour n’en citer que quelques-unes - la liste n’est pas exhaustive de toutes les carrières qu’entreprennent les travailleurs indépendants. Cela signifie que ceux qui ne travaillent pas dans une industrie culturelle ou sportive pertinente doivent envisager d’autres voies d’immigration.

Les travailleurs indépendants dont l’idée d’entreprise dépasse le cadre des activités culturelles ou sportives peuvent se tourner vers le programme de visa de démarrage (VDU), qui constitue une autre voie d’immigration possible. Le programme SUV permet aux entrepreneurs soutenus par un ou plusieurs organismes désignés d’immigrer au Canada avec le statut de résident permanent. Cela semble attrayant ? Absolument, jusqu’à ce que vous réalisiez qu’il faut pour cela obtenir le soutien d’un ou de plusieurs organismes désignés, notamment des fonds de capital-risque, des groupes d’investisseurs providentiels et des incubateurs d’entreprises. Les fonds de capital-risque doivent s’engager à investir un minimum de 200 000 dollars ; les groupes d’investisseurs providentiels doivent s’engager à investir un minimum de 75 000 dollars ; et les programmes d’incubateurs d’entreprises sont limités. Cela dit, il peut être difficile d’obtenir une admission à l’immigration par le biais du programme SUV.

Pour ceux qui ont la double intention d’immigrer au Canada en tant que travailleur temporaire puis, éventuellement, en tant que résident permanent, le permis de travail C11 pour entrepreneurs dans le cadre du programme de mobilité internationale (PMI) est une bonne alternative. Le permis de travail C11 convient à trois groupes de personnes : les travailleurs indépendants qui souhaitent créer une entreprise au Canada ; les entrepreneurs qui souhaitent acheter une entreprise ou une franchise au Canada ; et les personnes qui ont été sélectionnées dans le cadre de l’une des filières d’entrepreneurs du programme des candidats des provinces. Dans chaque cas, tous les demandeurs doivent détenir au moins 50 % de l’entreprise. En vertu de l’article 183 du Règlement sur l’immigration et la protection des réfugiés (RIPR), les demandeurs doivent convaincre l’agent qu’ils ont la capacité et la volonté de quitter le Canada à l’expiration de leur permis de travail temporaire. Les demandeurs indépendants qui cherchent uniquement à obtenir un permis de séjour temporaire ont la charge supplémentaire de prouver que leur entreprise générera des avantages économiques, sociaux ou culturels importants ou des opportunités pour les citoyens canadiens. Les avantages significatifs se réfèrent à une stimulation économique importante, ainsi qu’à l’avancement de l’industrie canadienne dans laquelle la personne travaille - deux éléments qui peuvent être difficiles à prouver aux agents des visas.

D’autre part, les demandeurs qui cherchent à obtenir la résidence permanente au titre du permis de travail C11, à l’exception du Québec, peuvent demander un permis de travail au titre du portail des candidats des provinces, réels ou potentiels, qui entreprennent des activités commerciales. L’une des principales conditions d’admissibilité dans le cadre de ce volet est que l’étranger doit être en possession d’une lettre d’appui de la province ou du territoire où il cherche à s’établir, qui indique les avantages économiques, sociaux ou culturels importants que la personne apportera au Canada. Ceci étant dit, tous les permis de travail délivrés dans le cadre de l’IMP C11 ne peuvent l’être que pour une période maximale de deux ans. Une fois cette période écoulée, une prolongation ne peut être accordée que si une demande de résidence permanente est en cours de traitement ou dans des circonstances exceptionnelles, c’est-à-dire dans le cas de projets d’investissement importants ou de demandeurs pour lesquels un certificat de nomination provinciale est toujours en attente. Dans ce dernier cas, le demandeur doit également fournir une lettre supplémentaire de soutien continu de la province ou du territoire où il réside. Toutefois, les approbations de prolongation sont difficiles à obtenir.

Pour les citoyens des États-Unis et du Mexique, l’accord Canada-États-Unis-Mexique (CUSMA) facilite l’admission temporaire des travailleurs indépendants qui participent au commerce de biens ou de services, ou à des activités d’investissement. Bien que l’ACUSM ne facilite pas l’admission permanente, l’accord commercial permet aux professionnels, aux visiteurs d’affaires, aux personnes transférées à l’intérieur d’une entreprise, aux commerçants et aux investisseurs de venir travailler au Canada pour des entreprises canadiennes, même temporairement, sans être assujettis à une EIMT. La catégorie des professionnels exclut les travailleurs indépendants, sauf si les services à rendre au Canada ont été convenus au préalable avec un employeur canadien. Par conséquent, une personne qui souhaite travailler à son compte au Canada doit envisager de présenter une demande dans une autre catégorie, telle que celle des commerçants ou des investisseurs. Toutefois, dans ce dernier cas, il se peut que le travailleur indépendant ne réponde pas aux critères de cette catégorie.

En fin de compte, il n’existe pas de solution unique pour les travailleurs indépendants qui souhaitent immigrer au Canada à titre temporaire ou permanent. Depuis la fin de l’EIMT pour les propriétaires/exploitants, le Programme pour les travailleurs indépendants, le permis de travail C11 pour les entrepreneurs et les accords commerciaux tels que la CUSMA ont cherché à agir comme les voies recommandées pour les travailleurs indépendants afin d’obtenir un permis de travail au Canada. Cependant, malgré les options disponibles mentionnées ci-dessus, il est clair qu’il y a de nombreuses lacunes dans le système, laissant de nombreux travailleurs indépendants qualifiés, travaillant dans diverses industries, à la traîne. À l’avenir, IRCC doit prendre les devants et créer une voie d’accès simplifiée pour les travailleurs indépendants afin qu’ils puissent travailler au Canada. Les travailleurs indépendants ne devraient pas avoir à franchir une multitude d’obstacles pour faire venir des entreprises au Canada ; les travailleurs indépendants méritent mieux.

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