Au cours des cinq derniers mois, les règles relatives au programme canadien pour les étudiants étrangers ont changé à un rythme qui a semé une grande confusion.
Vous trouverez ci-dessous le document de l’ACCVA qui vous aidera à naviguer dans les changements de politiques pour les étudiants étrangers au Canada en 2024. Ce guide a pour but de clarifier les choses et d’aider les individus à s’adapter efficacement à ces changements.
En bref, les principales mises à jour comprennent la révision des exigences relatives au coût de la vie, l’introduction des lettres d’attestation provinciales (LAP), les changements apportés à l’admissibilité au PGWP pour les diplômés de programmes dispensés dans le cadre d’accords de sous-licence entre des établissements d’enseignement désignés (EED) publics et privés, et les mises à jour de l’admissibilité au permis de travail ouvert pour les conjoints d’étudiants étrangers. Nous examinons ces points plus en détail ci-dessous.
1) Révision des exigences en matière de coût de la vie
En décembre 2023, le ministre de l’immigration Marc Miller a annoncé qu’à compter du 1er janvier 2024, les étudiants étrangers devront justifier de ressources financières totalisant au moins 20 635 dollars pour couvrir leurs frais de subsistance, ce qui représente une augmentation significative par rapport au seuil précédent de 10 000 dollars. Cette exigence, désormais indexée sur l’inflation et sujette à des ajustements futurs, souligne l’importance d’une planification financière minutieuse pour les futurs étudiants. À l’avenir, les candidats devront s’assurer qu’ils disposent d’un financement suffisant pour couvrir leurs frais de subsistance en plus de leurs frais de scolarité.
2) Introduction des lettres d’attestation provinciales
Le gouvernement a annoncé un plafond temporaire de deux ans pour les nouvelles demandes de permis d’études internationaux postsecondaires. Pour ce faire, chaque demande de permis d’études doit désormais être accompagnée d’une PAL de la province ou du territoire concerné. Cette mesure a été mise en œuvre le 22 janvier 2024. Ces lettres, dont la mise en œuvre variera selon le gouvernement provincial ou territorial concerné, sont attribuées en fonction de la taille de la population de la juridiction. Elles doivent désormais faire partie du dossier de demande de permis d’études. Les étudiants de premier cycle des collèges et des universités auront besoin d’une LPA pour demander leur permis d’études, à l’exception de ceux qui poursuivent des études de maîtrise ou de doctorat. Comme indiqué ci-dessus, cette mesure ne s’applique qu’aux candidats aux études postsecondaires. Les enfants qui étudient de la maternelle à la terminale ou ceux qui suivent un programme d’études de moins de six mois ne sont donc pas tenus d’obtenir un PPA.
En outre, le gouvernement a annoncé qu’il plafonnerait les nouvelles demandes de permis d’études à 552 000 en 2024, ce qui se traduira par environ 292 000 nouveaux permis d’études. L’objectif est de maintenir le nombre d’étudiants étrangers au même niveau que l’année précédente. Certaines provinces pourraient offrir plus de places aux étudiants étrangers, tandis que d’autres, comme l’Ontario et la Colombie-Britannique, offriront moins de permis d’études.
3) Modifications de l’éligibilité au PGWP des diplômés des programmes dispensés dans le cadre d’accords de sous-licence entre les DLI publics et privés
À compter du 15 mai 2024 (initialement prévu pour septembre 2024), les étudiants des collèges privés qui dispensent un programme d’études dans un collège public ne seront plus admissibles aux PGWP à la fin du programme afin de répondre aux préoccupations en matière de surveillance et de maintenir l’intégrité du programme, conformément à l’engagement du Canada en faveur de normes académiques élevées.
En outre, les titulaires d’une maîtrise pourront demander un permis de travail de trois ans, ce qui leur donnera plus de temps pour acquérir une expérience professionnelle précieuse et éventuellement demander la résidence permanente.
4) Mise à jour des conditions d’obtention d’un permis de travail ouvert pour les conjoints d’étudiants internationaux
À compter du 19 mars 2024, les règles relatives aux permis de travail pour les conjoints d’étudiants étrangers ont changé. Avec ces changements, seuls les époux ou les conjoints de fait d’étudiants étrangers poursuivant des études supérieures (c’est-à-dire des maîtrises et des doctorats) seront admissibles à un permis de travail ouvert. En outre, les époux et les conjoints de fait des étudiants étrangers qui suivent certains programmes de premier cycle ou professionnels sont également admissibles. Vous trouverez ci-dessous la liste des programmes éligibles au moment de la rédaction du présent document :
- Docteur en chirurgie dentaire (DDS, DMD)
- Licence en droit ou Juris Doctor (LLB, JD, BCL)
- Docteur en médecine (MD)
- Docteur en optométrie (OD)
- Pharmacie (PharmD, BS, BSc, BPharm)
- Docteur en médecine vétérinaire (DVM)
- Licence en sciences infirmières (BScN, BSN, BNSc)
- Licence en sciences de l’éducation (BEd)
- Baccalauréat en ingénierie (BEng, BE, BASc) uniquement
Ce changement vise à trouver un juste milieu entre l’attraction d’immigrants hautement qualifiés et la gestion des avantages qui en découlent.
5) Heures de travail hors campus révisées
Actuellement, les étudiants étrangers inscrits dans des programmes éligibles peuvent travailler jusqu’à 20 heures par semaine en dehors du campus pendant les cours et un nombre illimité d’heures pendant les pauses académiques prévues. Bien qu’il ne s’agisse pas encore d’une politique officielle, l’IRCC a annoncé son intention de porter à 24 heures par semaine le nombre d’heures que les étudiants internationaux éligibles peuvent travailler en dehors du campus pendant l’année universitaire, et ce dès cet automne.
2024 Le paysage de l’immigration canadienne pour les étudiants internationaux
Les récentes modifications apportées aux règles d’immigration canadiennes ont de profondes répercussions sur le programme des étudiants étrangers au Canada. Bien qu’étudier au Canada reste une option souhaitable pour les étudiants étrangers, une compréhension approfondie de ces nouvelles règles est cruciale. Consulter des avocats spécialisés en droit de l’immigration permet de mieux comprendre les politiques mises à jour ; planifier à l’avance peut considérablement améliorer les chances de succès d’un candidat. Voici les étapes clés à garder à l’esprit :
- Réviser régulièrement les règles : examinez attentivement les dernières règles en matière d’immigration afin de vous assurer de leur conformité et d’anticiper toute difficulté potentielle.
- Préparation des documents : rassembler soigneusement tous les documents nécessaires pour répondre avec précision aux normes en vigueur.
- Planification financière : montrez que vous disposez de fonds suffisants pour couvrir vos frais d’études et de subsistance au Canada.
En cette période d’incertitude politique, il est d’autant plus important de consulter un avocat spécialisé en droit de l’immigration. Consultez notre annuaire des membres ici pour trouver un avocat qui réponde à vos besoins. Surveillez cet espace pour de futures mises à jour sur les changements clés apportés aux politiques et aux règles concernant les permis d’études.


