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Sortir des sentiers battus : Élaborer une stratégie d’immigration canadienne

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Cet article a été initialement publié sur le site web de Sas & Ing Immigration Law Centre par Catherine Sas, K.C., avocate canadienne spécialisée en droit de l’immigration.

La prévisibilité de l’obtention du statut de résident permanent au Canada a changé radicalement le 1er janvier 2015 avec l’introduction du système de sélection Entrée express (EE) pour la résidence permanente au Canada. L’EE a introduit une nouvelle mesure du classement global (CRS) basée sur des points pour sélectionner les candidats « les meilleurs et les plus brillants ». Les candidats à l’immigration doivent enregistrer un profil qui est versé dans un pool de candidats, ce qui permet au gouvernement de fixer une norme de sélection et de contrôler leur admission. Ce modèle a été reproduit dans tous les systèmes de sélection fédéraux, provinciaux et territoriaux. Le contrôle de l’admission est au cœur de la gestion des résultats et est devenu la norme en matière de sélection des immigrants.

La demande d’immigration canadienne restant forte, de nouvelles procédures ont été mises en place pour permettre aux gouvernements de sélectionner les candidats qu’ils souhaitent et de fermer la porte à de nombreux immigrants pleins d’espoir. Il en résulte une réalité claire et nette : si vous aspirez à obtenir le statut de résident permanent au Canada, vous devez élaborer une stratégie dès le départ et vous préparer à l’éventualité que les critères en vigueur au moment où vous déposez votre demande et/ou venez au Canada ne le soient plus lorsque vous souhaiterez demander la résidence permanente. Les règles du jeu changent depuis des années et continuent d’évoluer. Voici quelques recommandations pour faire face à ce nouvel ordre mondial de l’immigration canadienne !

1) Soyez prêt

La demande de résidence permanente nécessite de nombreux documents justificatifs, tels que des tests linguistiques, des évaluations des diplômes (ECA) et des lettres de recommandation confirmant l’expérience professionnelle (conformes aux normes d’Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC)). Je suis toujours surpris de constater que les candidats intéressés n’ont pas ces documents ou ne veulent pas faire l’effort de les obtenir. Il n’est PAS facile de demander le statut de résident permanent. Vous devez être prêt à en faire plus, pas moins. Sachez que les lettres de référence confirmant l’emploi ne sont pas toutes équivalentes. (Voir notre blog « Getting the Reference Letter Right » https://canadian-visa-lawyer.com/immigration-essentials-getting-the-reference-letter-right/ ).

2) Renseignez-vous sur les options disponibles à tous les niveaux

Il existe de nombreuses voies d’accès à la résidence permanente, notamment : Entrée express, le Programme des candidats des provinces (PCP), le programme d’immigration francophone, le projet pilote d’immigration dans les régions rurales et du Nord, la catégorie de résidence permanente de l’évaluation de l’impact sur le marché du travail (EIMT), les demandes des travailleurs indépendants et les visas de création d’entreprise. Cette liste n’est pas exhaustive. Un de mes collègues m’a récemment dit qu’il y avait plus de 60 voies différentes pour obtenir la résidence permanente au Canada ! En tant qu’avocat spécialisé dans les questions d’immigration, je trouve qu’il est difficile de se tenir au courant de toutes les options permettant d’obtenir la résidence permanente au Canada.

la résidence permanente. Si tel est votre objectif, vous devez vous renseigner et comprendre que les critères de chaque programme sont différents. Que pouvez-vous faire pour répondre aux critères de l’un de ces programmes ?

3) Ne vous obstinez pas… comprenez que vous devez vous adapter.

Je suis toujours surpris lorsque les gens viennent me voir en pensant à un programme d’immigration particulier….même si ce programme ou cette option n’existe plus. Les catégories Investisseurs et Entrepreneurs me viennent à l’esprit. Des clients potentiels viennent encore me voir pour me demander de les aider à immigrer dans le cadre de ces programmes, bien qu’ils aient été annulés depuis 2012. De même, j’ai des personnes qui veulent obtenir la résidence permanente alors qu’elles sont venues étudier au niveau universitaire immédiatement après avoir obtenu leur diplôme d’études secondaires dans leur pays d’origine, ce qui est pratiquement impossible dans la réalité actuelle où les points sont élevés. Les temps changent et les programmes d’immigration du Canada aussi. Vous devez suivre et vous adapter aux nouvelles réalités de l’immigration canadienne, qui ne cessent d’évoluer.

4) Investissez le temps nécessaire pour donner le meilleur de vous-même afin de maximiser vos chances de réussite.

De nombreux facteurs entrent en ligne de compte dans l’équation de la réussite du candidat à l’immigration canadienne : études à l’étranger, expérience professionnelle à l’étranger, études au Canada, expérience professionnelle au Canada et maîtrise de l’anglais ou du français (ou des deux). De tous ces critères, le plus difficile est sans doute la maîtrise de la langue. Il n’est pas surprenant que de nombreux immigrants aient tendance à vivre et/ou à s’associer avec des personnes de leur pays d’origine et à parler leur langue maternelle au travail ou à la maison (ou les deux). Il s’agit là d’une occasion manquée. En tant qu’avocat spécialisé dans les questions d’immigration, j’ai constaté que le principal facteur de réussite dans l’obtention de la résidence permanente au Canada est la maîtrise de la langue. L’apprentissage d’une langue prend du temps. C’est une compétence qui exige un effort quotidien. La maîtrise de l’anglais ou du français peut vous permettre d’obtenir un meilleur emploi, un salaire plus élevé et un nombre de points plus important pour l’obtention de la résidence permanente. Évitez la tentation du confort de la communication dans votre langue maternelle…. au moins jusqu’à ce que vous soyez résident permanent.

5) Reconnaître et accepter que le retour au pays n’est pas synonyme d’échec

Nombre de mes clients sont angoissés lorsqu’ils apprennent qu’ils ne peuvent prétendre à la résidence permanente après avoir étudié et/ou travaillé au Canada pendant de nombreuses années. Ils veulent à tout prix rester au Canada et éviter d’avoir à rentrer chez eux sans avoir obtenu le statut de résident permanent. Il s’agit là d’une appréhension erronée. J’ai de nombreux exemples de résidents permanents qui ont réussi et qui sont retournés dans leur pays pendant quelques années pour obtenir un diplôme supplémentaire et/ou une expérience professionnelle et qui ont ensuite rempli les conditions requises pour obtenir la résidence canadienne. Si vous avez étudié et travaillé au Canada, vous ne pouvez pas perdre le crédit de cette expérience dans le calcul de l’immigration. Vous pouvez la compléter en poursuivant vos études à l’étranger ou en acquérant une expérience professionnelle. Un retour au pays pendant quelques années peut en fait vous aider à atteindre votre objectif d’immigration au Canada.

Conclusion

En relisant régulièrement les blogs que nous avons écrits au fil des ans, je vois un mot qui saute aux yeux : STRATÉGIE. Qu’il s’agisse de demandes temporaires ou permanentes, de demandes d’emploi ou de demandes professionnelles, les risques de refus sont élevés et vous devez vous y préparer et élaborer une stratégie pour atteindre vos objectifs. Il est essentiel de connaître les procédures d’obtention du statut d’immigrant et d’avoir une compréhension réaliste de vos chances et de la meilleure façon de les atteindre.

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