Cet article d’opinion a été rédigé par Pranav Patel, avocat au cabinet Patel Law Office .
C’est un jour pluvieux. Je bois une tasse de café chaud et j’examine des dossiers de clients dans un environnement paisible et c’est une sensation paradisiaque. Malheureusement, ce sentiment n’a pas duré longtemps après avoir examiné un dossier de client. article publié dans le Toronto Star, « Why international students are pleading with Canada for ‘time to breathe’ as they chase jobs and a dream » (Pourquoi les étudiants étrangers implorent le Canada de leur donner le temps de respirer alors qu’ils sont à la recherche d’un emploi et d’un rêve). L’article mentionne une étudiante internationale nommée Sinanan, diplômée du Centennial College en 2016 et titulaire d’un permis de travail post-diplôme (PGWP) d’une durée de trois ans. Il lui a fallu un certain temps pour trouver un emploi à temps plein dans le domaine de l’éducation de la petite enfance. Au cours de son onzième mois d’emploi, Sinanan est tombée et a été en arrêt de travail pendant six mois, ce qui a entraîné le refus de sa demande de résidence permanente parce qu’il lui manquait un mois pour atteindre les 12 mois d’expérience de travail canadienne requis.
Le sujet lui-même m’a rappelé mes études de droit. Quelqu’un m’a demandé : « Pourquoi voulez-vous être avocat ? Imaginez que vous êtes avocat maintenant ? Pourquoi cette profession ? J’ai répondu : « L’humanité est l’âme d’un vrai juriste, et nous sommes la lueur d’espoir ». Je pense que le moment est venu de prouver que ce sentiment est vrai.
Les étudiants étrangers apportent une immense contribution culturelle et sociale au Canada et génèrent plus de 21 milliards de dollars. 21 milliards de dollars de l’activité économique. Depuis le début de la pandémie, le ministre de l’Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté a pris un certain nombre de mesures. modifications temporaires de la politique pour soutenir et rassurer les étudiants internationaux, et j’apprécie ces efforts. Par exemple, j’ai été très favorable à l’annonce selon laquelle les étudiants étrangers étaient autorisés à travailler plus de 20 heures par semaine en dehors du campus au cours d’une session universitaire s’ils étaient employés dans un service ou une fonction essentiels. Les changements temporaires de politique comme celui-ci reconnaissent les défis uniques auxquels sont confrontés les étudiants étrangers et cherchent à les atténuer, ce qui est dans l’intérêt du Canada.
En même temps, je pense que nos étudiants étrangers ont besoin d’un peu plus d’aide pendant les répliques sans précédent d’une pandémie mondiale.
Les étudiants étrangers au Canada sont pleinement protégés par la Charte canadienne des droits et libertés, et nous devons maintenir des limites raisonnables prescrites par la loi et dont la justification peut être démontrée dans une société libre et démocratique. C’est un choix difficile, mais nous devons donner au moins une petite lueur d’espoir à cette future génération de néo-Canadiens potentiels.
Dans les circonstances actuelles, certains étudiants étrangers au Canada souffrent parce qu’ils n’ont pas d’argent, qu’ils n’ont pas assez de possibilités d’emploi et que, comme beaucoup au Canada, ils ont des problèmes de santé mentale. Dans le cas de Sinanan et de ceux qui lui ressemblent, comment pouvons-nous refuser à une étudiante internationale qui travaille dur le rêve de toute une vie d’obtenir la résidence permanente au Canada et, à terme, la citoyenneté, parce qu’il ne lui reste qu’un mois à vivre ? d’expérience professionnelle au Canada ? Je me demande pourquoi le Canada ne peut pas prolonger le PGWP de quelques années pour tous les étudiants étrangers afin de leur permettre d’essayer une fois de plus d’atteindre leur objectif de rester au Canada de manière permanente.
Je reconnais qu’une aide raisonnable a déjà été accordée par le passé, mais l’ère post-pandémique est sans précédent, ce qui exige une aide sans précédent pour nos étudiants étrangers. Trouver de nouvelles solutions à ce problème n’est pas seulement une question de respect de la loi canadienne sur l’immigration, c’est une question d’humanité et d’identité canadienne.
Nous devons comprendre que la vie d’un étudiant étranger n’est pas facile. Être un étudiant international à l’époque du COVID, avec de nombreuses dettes financières, des attentes énormes en matière de réussite, vivant dans l’isolement loin de sa famille et de ses amis, conciliant les études et la construction d’une carrière pour réaliser le rêve de toute une vie, à savoir la « citoyenneté canadienne », est un défi extrêmement difficile à relever. À mon avis, ces difficultés pourraient être atténuées par une autre extension du PGWP pour ceux qui ont étudié et/ou travaillé au Canada pendant la pandémie.
Je demande humblement à l’honorable ministre de l’immigration, des réfugiés et de la citoyenneté d’envisager de prolonger à nouveau le PGWP et d’élaborer des politiques plus souples afin d’offrir une lueur d’espoir à tous nos étudiants étrangers.


