Articles

Articles

Un nouveau rapport de l’ACAI propose la création d’un Conseil canadien pour l’immigration des gens d’affaires

Facebook
Twitter
LinkedIn

L’immigration des gens d’affaires peut contribuer à la réalisation des priorités politiques du gouvernement du Canada énoncées dans la lettre de mandat de mai 2025 du Premier ministre Mark Carney.

En 2025, l’Association Canadienne des Avocats en Immigration (ACAI) a lancé son initiative Catalyst Canada. L’objectif de Catalyst Canada est d’explorer comment le Canada peut exploiter pleinement l’immigration des gens d’affaires pour promouvoir la croissance économique et la création d’emplois. Ce rapport de l’ACAI résume les conclusions de Catalyst Canada.

 » L’immigration des gens d’affaires peut soutenir l’économie canadienne de diverses façons « , affirme Siavash Shekarian, président de l’initiative Catalyst Canada de l’ACAI. « Il s’agit notamment de promouvoir la productivité et la croissance du PIB par habitant, de soutenir l’accessibilité financière et le système de soins de santé, ainsi que de renforcer l’investissement étranger direct, le commerce international et la situation financière du Canada.

L’immigration des gens d’affaires représentait autrefois jusqu’à un quart des admissions de la catégorie économique au Canada (30 000 immigrants de la catégorie des gens d’affaires par an). Dans le cadre de son plan d’immigration 2026-2028, le gouvernement fédéral cherche maintenant à accueillir 500 immigrants d’affaires par an. Le gouvernement fédéral a pris du recul par rapport à l’immigration des gens d’affaires en raison de difficultés telles que les retards accumulés et la conviction que les avantages économiques ont été limités.

L’objectif principal du gouvernement fédéral devrait être de développer un cadre qui lui permette de tester et d’itérer les différents programmes d’immigration des gens d’affaires jusqu’à ce que les résultats politiques souhaités soient atteints. L’utilisation d’une approche itérative permettra d’élaborer des politiques fondées sur des données probantes et d’éviter les inconvénients antérieurs liés au lancement de nouveaux programmes, puis à leur arrêt brutal lorsque les objectifs politiques ne sont pas atteints.

L’ACAI recommande la formation d’un Conseil canadien pour l’immigration des gens d’affaires (« CBIC ») composé d’intervenants clés du gouvernement et d’autres experts pour conseiller le gouvernement sur la conception des programmes d’immigration des gens d’affaires et évaluer les performances afin de s’assurer que les programmes peuvent faire avancer les objectifs nationaux de développement économique et de prospérité.

Ce rapport affirme que la résolution du problème de l’immigration professionnelle nécessite des changements fondamentaux de paradigme, et non des changements progressifs. Il s’agit de passer du volume à la valeur, du traitement à la gouvernance, de l’intuition à l’évidence, des consultations ponctuelles au retour d’information continu, et du contrôle centralisé à l’intendance partagée. L’ensemble de ces changements met en évidence une vérité simple : le Canada n’a pas besoin d’une politique parfaite. Il a besoin d’un système capable de s’améliorer plus rapidement.

Un changement d’une telle ampleur n’est possible que grâce à une politique de collaboration. Le gouvernement ne peut pas, et ne doit pas, tenter de concevoir et de gérer seul des programmes économiques complexes. Le secteur privé, la société civile, le monde universitaire et les communautés d’immigrés détiennent chacun des éléments de la vérité globale. Pour une gouvernance efficace, il faut réunir ces points de vue en un système unique et cohérent.

Le CBIC incarne ce changement. Il ne s’agit pas d’un comité consultatif traditionnel. Il s’agit d’un mécanisme institutionnel conçu pour recueillir des informations en temps réel sur les marchés, suivre les résultats qui comptent, identifier les risques à un stade précoce et recommander des ajustements avant que les problèmes systémiques ne s’enracinent. Le CBIC concrétise l’humilité qu’exige une bonne politique : la reconnaissance du fait qu’aucun modèle n’est parfait au moment de son lancement, et que le système lui-même doit donc être conçu pour évoluer.

« C’est le message central de Catalyst Canada : le succès ne réside pas dans une politique parfaite, mais dans une architecture politique conçue pour une amélioration continue », déclare M. Shekarian.

« Les programmes devront être ajustés. Les critères devront être ajustés. Le comportement du marché révélera des angles morts. Mais un moteur de gouvernance fiable et adaptatif permet à ces informations de se traduire par des actions rapides, transparentes et responsables ».

Devenez membre maintenant

Rejoignez une communauté croissante d'avocats, universitaires et étudiants en droit spécialisés dans l'immigration au Canada.

Nos derniers articles